Noël Ici et là-bas, là-bas et ici...



Noêl, Ici et là-bas. Nous avons tous tellement en commun dans nos rites à dire combien nous aimons nos proches . Des petits qui jouent. Des gestes qui coulent harmoieux dans les cuisines. odeurs dans les maisons. Finalement qu'importe le gris de l'hiver. A être profondément ancré dans l'ici de la fête , nous sommes aussi là-bas avec vous.

Joyeux Noël.

Pol

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Très chère amie, Le moment de Noël est passé déjà. Le pays dont je vous parle s’est trouvé un nouveau gouvernement provisoire et de transition qui va devenir de transition définitive ou définitivement provisoire. C’est ainsi chez nous: Ce qui se conçoit malaisément s’érige superbement. Nous sommes les meilleurs bric-brocqueurs du monde, pas les meilleurs bricoleurs, non... chez nous, il faut toujours que quelque chose soit trop grand ou trop petit, un peu de guingois ou franchement de travers. Il faut de l’achoppement plutôt que de l’échappement. Alors seulement et à ces conditions douteuses, le talent du belge, qu’il soit wallon ou flamand, se réveille, se ravit, s’émoustille. Mais vous savez ce qu’il en est de ce que je vous raconte ou vous l’avez deviné au moins, puisque vous êtes venue un temps sur les hauteurs du Condroz, près du champs d’éoliennes pas très vigoureuses en ces temps de gel.La dernière tradition de Noël d’ici, à doucement s’effacer, est celle du cougnou, du cougnol... un gros pain sucré en forme de nouveau né, de petit jésus quoi...... qu’on déposait jadis au fond du lit des enfants, sur l’oreiller pour ce qui ressemblait à la tête du gâteau et qu’on découvrait avec émerveillement en allant se coucher. Mais l’habitude s’en va doucement, en même temps que le goût et la saveur des choses, des aliments qu’ils soient salés ou sucrés. des riens qu’on déguste et qu’on avale avec amour.Ici, sachez encore que les brasseries d’un peu partout sortent pour la saison des bières spéciales plus fortes, plus ambrées, plus lourdes... des brassins précieux et denses de Noël. Des cuvées spéciales qui disparaîtront fin janvier. Un dernier bout de boudin aux choux (blanc) ou aux raisins(noir) et puis reposons nous, dans le bruit doucement insolent des bûches qui éclatent dans l’ âtre. Embrassez ceux qui vous sont chers et que j’ai eu la chance de croiser cet été.

jpol