Jeux de quilles.
Château de Lavaux Ste Anne
Pol
Il y eut un dimanche. Vous avez probablement partagé la quiétude de ce soleil matinal, collines en douces teintes passées de l’été d’août. Les paysages invitent à de larges aplats de couleurs en huiles épaisses et rugueuses. Un matin en silence lumineux, le vent n’est pas d’autoroute, les caravanes s’éveillent en café et cramiques dans un doux bruissement. La vallée s’est revêtue d’un large fumet de bateau à vapeur comme si chaque fumée de chaque foyer se rejoignait pour parer le vallon où le train du Bocq siffle à tue-tête.
Les allées gravillonnées de gris voient se rejoindre les joueurs de pétanque en un terrain sableux au cordeau impeccable délimitant deux terrains où les équipes se croisent dans un jeu parallèle qui jamais ne se confond ou ne se mêle.
Le silence sur le terrain, des crissements de pneus de vélos, puis les fumées des barbecues, éclats de voix d’une langue inconnue, la cloche de l’église du village.
Là-bas un monastère sans doute…
Ici probablement un doux soleil matinal, des enfants à vélo, des campings avec des mobil-homes, des tables et des parasols publicitaires plutôt Ricard que Maes, un café matinal et des craquelins, (http://www.craquelin.com/),des terrains de pétanque qui servent aussi à jouer aux palets sur planche parce que par chez moi on a un jeu de pétanque dans un lacet simili cuir mais aussi une boîte avec les palets de fonte et dans le garage la planche de peuplier qui sert d’aire de jeu (- je vous laisse chercher la règle sur le net, je n’y comprends mè… euh rien…). Des barbecues du dimanche charbons de bois et parfois ceps de vignes, des éclats de voix aux accents rocailleux. Les horaires ne sont pas les mêmes, vous mangez si tôt… mais la cloche du village sonne les mêmes heures…
Une abbaye en bas dans la vallée…
A vous en votre beau pays,
Pol
Les allées gravillonnées de gris voient se rejoindre les joueurs de pétanque en un terrain sableux au cordeau impeccable délimitant deux terrains où les équipes se croisent dans un jeu parallèle qui jamais ne se confond ou ne se mêle.
Le silence sur le terrain, des crissements de pneus de vélos, puis les fumées des barbecues, éclats de voix d’une langue inconnue, la cloche de l’église du village.
Là-bas un monastère sans doute…
Ici probablement un doux soleil matinal, des enfants à vélo, des campings avec des mobil-homes, des tables et des parasols publicitaires plutôt Ricard que Maes, un café matinal et des craquelins, (http://www.craquelin.com/),des terrains de pétanque qui servent aussi à jouer aux palets sur planche parce que par chez moi on a un jeu de pétanque dans un lacet simili cuir mais aussi une boîte avec les palets de fonte et dans le garage la planche de peuplier qui sert d’aire de jeu (- je vous laisse chercher la règle sur le net, je n’y comprends mè… euh rien…). Des barbecues du dimanche charbons de bois et parfois ceps de vignes, des éclats de voix aux accents rocailleux. Les horaires ne sont pas les mêmes, vous mangez si tôt… mais la cloche du village sonne les mêmes heures…
Une abbaye en bas dans la vallée…
A vous en votre beau pays,
Pol
Chère amie,
Nous mangeons plus tôt parce que notre table est plus au nord. Plus vite au froid, plus vite dans le silence. Parce que moins latins et plus germains. Nous mangeons plus tôt parce que nous avons faim plus tôt, que nos journées commencent plus tôt, que nos nuits viennent avant les vôtres. Nous mangeons plus tôt parce qu’il nous faut des forces dont le froid ou l’humidité nous privent chaque jour. Nous mangeons tôt surtout parce que, peuple d’ouvriers, le wallon a commencé sa journée aux aurores. Qu’il lui faut la force retrouver à partir du déclin du jour. Mes grands-pères mangeaient à dix-sept heures. Un repas lourd et chaud que leurs épouses avaient préparé en silence. Un de ces repas où dix pommes de terre noyées de sauce lourde avaient la vertu des chaussures de marche. La vertu du solide.Parfois mais rarement, nous mangeons dehors. Quand le vent s’est fait discret et le soleil courageux... Nous mangeons le cuit de la braise. Cela nous donne du temps pour parler. Nous parlons comme nous mangeons, avec les doigts et les mains. Avec excès, vous l’imaginez. Et puis, quand la cloche appelle aux vêpres, nous sommes encore à vouloir quelque chose à nous mettre dans le coffre... Mais parfois, l’alcool blanc de Biercée nous tient le ventre chaud, en silence. Il suffit alors d’un amen pour être repu.
Jpol
