Vignobles de côteaux...

Barriques de vin.
La Meuse.

Vous rappellez-vous vous deviez prendre la route. Nous nous serions croisés. Vous de là-bas à ici et nous d'ici à là-bas - je vous accorde le vice et versa d'une affaire de point de vue justifiée- . Je vous avais vanté la Loire majestueuse, je vous avais décrit les gourmandises du pays de Gargantua et puis je vous avais incité à vous arrêter à Savennières, vous perdre dans les chemins rocailleux de ces vignobles de coteaux arides dressés au nord du fleuve avant de vous arrêter déguster un vin à nul autre pareil. Vous souvenez-vous ?

Tout juste installés , non loin de Dinant, il fallut bien acheter quelques provisions. C'est toujours un réel plaisir de découvrir ces petites différences culinaires, ces petits riens qui restent attachés à jamais à l'athmosphère d'un pays entrevu . Je vous raconterai dans une autre lettre ces petits riens. Je voulais juste vous faire part de mon ébahissement à tomber à peine franchie le portillon de la grande surface, sur un rayon vins époustouflant de variété. Alors en souris curieuse j'ai fureté et j'ai déniché...un Savennières.
Vous le goûterez dites moi ?
Un jour , quand vous prendrez la route de là-bas à ici, je vous servirai un Savennières rouge.

Savez-vous le vin en Bretagne est arrivé avec les romains au 3 ème siècle? Un adage dit qu'il faut être trois pour le boire : un qui boit , deux qui tiennent...
Mais chut me voilà à rouvrir un grand débat, le muscadet nantais est-il vin de Bretagne?

Je vous remercie pour les nouvelles de Jean-Marie. Et puis les boulangers, je ne m'inquiète pas, leurs pains sont si bons qu'ils doivent fournir écoles et collèges - ce ne sont pas les bon mots n'est-ce pas?- . D'ailleurs il faudrait inventer un moyen de l'importer jusqu'ici ce pain !

A vous, en votre beau pays.

Pol
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Blanc seulement. Le Savennières des rayons du Delhaize. Les dernières luttes de balle pelote ont lieu devant le magasin. La phalange (on appelle ainsi les cinq gaillards qui se relaient au service et qui composent l’équipe) se débrouille pas mal. Un bon foncier et deux cordiers redoutables. Certaines faiblesses dans les tric-tracs et au petit mitant... J’aime ces mots qui sont pourtant déjà morts dans l’histoire populaire. Ma descendance ne saura rien de la balle-pelote, de son jargon suave et coloré, de ce sport ouvrier qui se pratiquait devant la porte de la maison et qui récompensait les vainqueurs d’un jambon ou d’une manne de charbon.Oui... Le Savennieres du Delhaize donc, que j’ai appris à aimer par sa couleur d’abord et par son ardeur fruitée ensuite. Et puis surtout parce que vous en avez dit tant de bien, de beau et de bon. Parce que cette bouteille ouverte sur votre conseil a ravi bouche, palais, gosier et panse...Un mot encore pour vous dire que nous sommes le pays des pots-de-vin. Ce cadeau qui se donne en dehors du prix convenu. L’argent se cachait sous des appellations métaphoriques, n’est-ce-pas ? Les magistrats chargés de régler la mutation des biens, les auditeurs de comptes, de nombreux officiers supérieurs ou subalternes ont bénéficié de cet usage appelé “le vin de marché” . Le “droit de vinage” chez vous était le “vin de carité” chez nous. Au XVIIIème, le “wijngeld” était un présent offert au delà du prix de louage, de vente, de marché. Le “Chapeau” des fermiers. Complaisance coupable, entachée de corruption, elle n’est que la marque de l’exercice d’un pouvoir. Du pouvoir. Le Savennières donc... pour nous faire pardonner ces dérives qui nous lestent aujourd’hui en Wallonie. Inutilement, je pense.
Jpol.

1 commentaires:

jpol a dit…

Blanc seulement. Le Savennières des rayons du Delhaize.
Les dernières luttes de balle pelote ont lieu devant le magasin. La phalange (on appelle ainsi les cinq gaillards qui se relaient au service et qui composent l’équipe) se débrouille pas mal. Un bon foncier et deux cordiers redoutables. Certaines faiblesses dans les tric-tracs et au petit mitant... J’aime ces mots qui sont pourtant déjà morts dans l’histoire populaire. Ma descendance ne saura rien de la balle-pelote, de son jargon suave et coloré, de ce sport ouvrier qui se pratiquait devant la porte de la maison et qui récompensait les vainqueurs d’un jambon ou d’une manne de charbon.
Oui... Le Savennieres du Delhaize donc, que j’ai appris à aimer par sa couleur d’abord et par son ardeur fruitée ensuite. Et puis surtout parce que vous en avez dit tant de bien, de beau et de bon. Parce que cette bouteille ouverte sur votre conseil a ravi bouche, palais, gosier et panse...
Un mot encore pour vous dire que nous sommes le pays des pots-de-vin. Ce cadeau qui se donne en dehors du prix convenu. L’argent se cachait sous des appellations métaphoriques, n’est-ce-pas ? Les magistrats chargés de régler la mutation des biens, les auditeurs de comptes, de nombreux officiers supérieurs ou subalternes ont bénéficié de cet usage appelé “le vin de marché” . Le “droit de vinage” chez vous était le “vin de carité” chez nous. Au XVIIIème, le “wijngeld” était un présent offert au delà du prix de louage, de vente, de marché. Le “Chapeau” des fermiers. Complaisance coupable, entachée de corruption, elle n’est que la marque de l’exercice d’un pouvoir. Du pouvoir.
Le Savennières donc... pour nous faire pardonner ces dérives qui nous lestent aujourd’hui en Wallonie. Inutilement, je pense.