
Namourette, quai
Namur, Sambre.
Pol
J’aime Namur.
Vous me dites mais avez-vous vu le Parlement Wallon ?
Vous me questionnez , mais êtes vous entrée visiter le Musée Félicien Rops ?
Je suis désolée. Je n’ai rien vu de tout cela, ou plutôt si comme ça, une information visuelle…
J’ai aimé Namur. Je crois que j’aime les villes confluent. Les villes aux murailles rouges. Les villes de fleuve, d’eau. Les villes de citadelle. Les villes de péniches.
J’aime Namur. J’y ai traîné les boutiques de vêtements. Je vous cite des noms et vous ouvrez des yeux ronds.
Ne m’en voulez pas…finalement je me suis posée à la terrasse où vous m’auriez probablement conduite. Vous m’auriez alors raconté votre Namur. J’aurai joué candide avec le petit brin de folie qui monte à la tête devant une blanche ensoleillée ! Vous auriez ri!
Et moi je vous aurai égaré, le nez au vent, au fil des esplanades de la citadelle. Vous ne me croyez pas mais je vois des choses invisibles... D'ailleurs vous êtes vous informé sur le sens de cette mystérieuse inscription: Comme si tu tu si comme? Votre amie Elvire, en a fait une douce maxime, mais je ne vous laisserai de repos que de savoir!
Je ne connais pas Namur mais je l'ai aimée.
A vous, de votre beau pays.
Pol
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Très chère,
Vous n’êtes pas belge mais vous êtes pardonnée. Vous n’avez pas senti qu’on se joue des lieux ici. On jongle avec Namur et pas seulement pendant les fêtes populaires de mai et celles de Wallonie qui viennent dans la quinzaine. Jean-Pierre Verheggen, le plus virulent poète wallon actuel vous glisserait dans l’oreille “Hiroshima, mon Namur”... Ne criez pas au surréaliste comme on crie au loup... Il n’en est pas question... Il est question des lieux seulement qui changent d’humeur comme les gens le font.Le Parlement Wallon ? L’architecte Mario Botta fut pressenti, il y a dix ans à peine, pour couler dans le fleuve un paquebot de pierres, de béton et de verre qui aurait accueilli les parlementaires. Déjà sans sous et frileux culturellement, sans la moindre capacité de mettre la région dans une perspective historique, les politiques se sont rabattu sur l’ancien hospice Saint-Gilles. Une façade sang de bœuf et même un reste de chapelle. Une humilité presque risible.Heureusement Rops. L’indécent, l’arrogant, l’infâme Fély... pour Félicien. Peintre de Meuse. Les Namourettes sont des copies de ces barques dans lesquelles il allait s’ameuser avec ses amis bons vivants. Les paysagistes allaient traîner dans la haute-Meuse. Le musée vous aurait dit la vallée et les dérives de l’homme. Pour une autre fois.Oui, les villes confluent ramassent la mise. Font d’une pierre deux coups. Se jouent à pile ou face. La Sambre vient fondre dans la Meuse ses boues industrielles. La Sambre est une petite soeur de la Meuse à qui on pardonne de faire semblant de travailler.Oui, les villes de péniches finissent toujours par oser vaincre l’eau.Je vous aurais attendu à la terrasse car les boutiques sont pour vous seule ! Je renonce à la marche des vitrines et je vous vous laisse l’inscription d’un “comme si” en cadeau. A Elvire aussi, qui comprendrait si bien le fleuve.Dans quelques jours, Namur va se jouer d’elle-même. Les fêtes. Dans les quartier de la vieille ville, les maisons vont s’ouvrir, les pièces des maisons vivre de bruit et de musique. Le pecket va couler au mètre, dans des verres anodins qu’on cassera par dizaines. Tiens, savez-vous, ma chère, que le mot Pecket vient d’entrer dans le petit Robert. Hier. Juste hier.
Jpol.

2 commentaires:
Très chère, Vous n’êtes pas belge mais vous êtes pardonnée. Vous n’avez pas senti qu’on se joue des lieux ici.
On jongle avec Namur et pas seulement pendant les fêtes populaires de mai et celles de Wallonie qui viennent dans la quinzaine. Jean-Pierre Verheggen, le plus virulent poète wallon actuel vous glisserait dans l’oreille “Hiroshima, mon Namur”... Ne criez pas au surréaliste comme on crie au loup... Il n’en est pas question... Il est question des lieux seulement qui changent d’humeur comme les gens le font.
Le Parlement Wallon ? L’architecte Mario Botta fut pressenti, il y a dix ans à peine, pour couler dans le fleuve un paquebot de pierres, de béton et de verre qui aurait accueilli les parlementaires. Déjà sans sous et frileux culturellement, sans la moindre capacité de mettre la région dans une perspective historique, les politiques se sont rabattu sur l’ancien hospice Saint-Gilles. Une façade sang de bœuf et même un reste de chapelle. Une humilité presque risible.
Heureusement Rops. L’indécent, l’arrogant, l’infâme Fély... pour Félicien. Peintre de Meuse. Les Namourettes sont des copies de ces barques dans lesquelles il allait s’ameuser avec ses amis bons vivants. Les paysagistes allaient traîner dans la haute-Meuse. Le musée vous aurait dit la vallée et les dérives de l’homme. Pour une autre fois.
Oui, les villes confluent ramassent la mise. Font d’une pierre deux coups. Se jouent à pile ou face. La Sambre vient fondre dans la Meuse ses boues industrielles. La Sambre est une petite soeur de la Meuse à qui on pardonne de faire semblant de travailler.
Oui, les villes de péniches finissent toujours par oser vaincre l’eau.
Je vous aurais attendu à la terrasse car les boutiques sont pour vous seule ! Je renonce à la marche des vitrines et je vous vous laisse l’inscription d’un “comme si” en cadeau. A Elvire aussi, qui comprendrait si bien le fleuve.
Dans quelques jours, Namur va se jouer d’elle-même. Les fêtes. Dans les quartier de la vieille ville, les maisons vont s’ouvrir, les pièces des maisons vivre de bruit et de musique. Le pecket va couler au mètre, dans des verres anodins qu’on cassera par dizaines. Tiens, savez-vous, ma chère, que le mot Pecket vient d’entrer dans le petit Robert. Hier. Juste hier.
J'ai encore à dire sur le comme si tu ... l'idée d'un reflet, en fait, sur le fleuve. Les premiers mots posés sur l'eau forment une phrase, logique, cohérente, que sous l'eau, le reflet inverse ... enfin, je ne suis pas claire, je devrais demander à Camille de le dessiner ...
c'est beau ici, chez vous deux... très beau. Je vous lis bouche bée et les yeux ronds.
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